"A tire d'ailes" : destination solidarité



ce que je comprends du karma
claude


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3 messages

posté le 2010-05-12 à 20:13:10


[i]Voici quelques sujets qui me tiennent à cœur et j'aimerais bien pouvoir en parler avec vous

Il se peut que ceci ne vous intéresse pas du tout et que vous vous disiez "je passe !". Je souhaiterais que vous le lisiez jusqu'au bout et je dirais surtout si cela ne vous intéresse pas à priori.
Peut-être aurai-je votre avis sur les questions ou encore mieux, sur d’autres questions afin de pouvoir en discuter ensemble par ce forum ?

De quoi s'agit-il ?

Du karma, de l'être, de façon à venir en contretemps avec ce qui est d'actualité c'est-à-dire l'avoir.

On peut considérer le Karma comme une loi qui conditionne notre vie.

La loi des causes et des effets. Toute cause a un effet et cet effet devient à son tour une nouvelle cause.
Pour les matérialistes, en mécanique, toute action, toute force provoque une force de sens opposé, une réaction. Ce qui nous fait voir aussi que toute chose possède son contraire.
Il ne peut y avoir de cause sans effet et d'effet sans cause.
Il ne peut y avoir d'action sans réaction et de réaction sans action.
La conscience est composée de fragments d'instants alors que la matière est constituée de cellules, d'atomes de particules, donc matière et conscience ont des natures complètement distinctes et différentes.

Un élément matériel est composé d'autres éléments. Une assiette en terre cuite est composée de terre d'argile, c'est la cause substantielle.

La cause substantielle d'un esprit ou conscience doit aussi constituer un élément intelligent dont un instant de conscience est issu d'un instant précédent de conscience en tant que cause substantielle et ceci implique logiquement une sorte de continuum de l'esprit. En suivant ce chemin à l'envers on va vers un point sans commencement.
S'il y avait un point de départ sans cause alors quelle en serait l'origine ?

L'esprit et le corps sont de nature différente mais ils interagissent l'un et l'autre.
Nous voyons que ni l'esprit, ni le corps n'existent par eux-mêmes, en soi, car ils sont composés, définis à partir d'autres éléments en tant que cause.
Un objet n'est pas l'objet. Mais non me direz-vous, un livre est un livre, point. Non un livre n'est pas un livre car sans encre, sans papier, sans bucheron, sans EDF, sans texte, sans écrivain etc. l'élément livre n'existe pas. Sans éléments non-livre il n'y a pas de livre. On pourrait dire sous forme symbolique que l'élément L est non L.

Ne pas exister en soi ne signifie pas ne pas exister du tout. La table n'a pas d'existence en soi car constituée de l'élément bois qui lui-même est fait de fibre etc. mais si je me cogne contre le coin de la table ça peut faire mal.

Il en est de même pour l'esprit car nous pouvons voir que l'esprit fonctionne en quelque sorte par séquences qui s'enchainent ce qui donne l'impression qu'il est d'un seul tenant. Nous pouvons faire l'analogie avec un film, qui n'est que le défilement de plusieurs images fixes à une certaine vitesse qui nous donne l'illusion du mouvement.

Combien de fois dans la journée avons-nous pensé à des choses différentes sans lien apparent, nous avons sauté du coq à l'âne puis rêvassé à autre chose.

Nous voyons clairement que la nature de notre esprit n'est pas dû au hasard ou à une bonne ou mauvaise étoile et qu'il vit selon une sorte de flux sans commencement.

La pensée est une action ou formation mentale et se traduit concrètement à plus ou moins long terme.
Il se peut que le karma ne soit pas considéré comme important mais plutôt comme accessoire parce que on a autre chose à faire ou à penser mais peut-être aussi parce que l'on ne voit pas l'interdépendance des êtres et des choses qui nous entourent.

Si l'on prend comme exemple un crayon de bois, on peut penser que ce crayon existe en tant que crayon, l'entité crayon, mais en fait avant de devenir crayon c'était du bois usiné, donc on peut voir l'arbre dans ce crayon et cet arbre à son tour existe grâce à la terre, l'eau, l'air, la lumière, la chaleur, les conditions qui lui ont permis de se développer. Il y a également le bucheron qui a coupé l'arbre et la ou les personnes qui ont décoré, emballé le crayon, le transporteur. Le crayon c'est tout ça. Le crayon est non-crayon.
On voit bien que si les conditions favorables ne sont pas réunies l'arbre ne se développera pas, il est donc dépendant de causes substantielles.
On voit également que l'arbre peut se développer très tard dans le temps, pas du tout ou très tôt.

Donc une action ou karma peut avoir des conséquences proches ou éloignées dans le temps et ceci contribue probablement à ne pas considérer l'existence du karma comme fondamentale mais plutôt dire "ceci est arrivé, mais c'est le hasard". Ici le hasard permet d'éviter l'obstacle.

Nos actions sont motivées par la conscience, en permanence, et transforment donc l'environnement. Donc la conscience agit sur la matière au travers du karma.

Karma signifie action.

Maintenant je ne crois pas qu'il faille dire que la tasse que j'ai fait tomber tout à l'heure est due au karma.

Voir que tout est lié implique la responsabilité.

Les problèmes actuels, économiques, météorologiques, alimentaires font voir que tout est dépendant dans l'ordre du monde.
Nous pouvons nous libérer progressivement de notre karma négatif par des actions qui vont au bénéfice de l'humanité car chacun est le monde et le monde est chacun.

La liberté a été associée avec le fait de pouvoir tout faire sans tenir compte de l'autre.
La liberté c'est la connaissance de la nature de l'esprit et certainement pas le fait d'avoir le dernier e-phone.

Nous pouvons voir que le karma nous amène à prendre d'avantage conscience de nos pensées et donc vivre en tant qu'acteur de sa vie, dire "oui" aux conséquences des karmas passés non encore révélés. Ceci ne signifie pas dire amen à tout, simplement "oui" c'est là, c'est arrivé, il n'y a pas de déni. De cette façon en reconnaissant ce qui est on peut agir de façon mieux adaptée.


Voila ce que je comprends, on en discute ?

calyopée

posté le 2010-05-18 à 20:25:20

Gloupppppsssssss................. j'ai lu, je désosse, je réfléchis et je viens en parler......
Une remise en question ne fait jamais de mal ; essayer en effet de nous éclaircir les méninges ensemble est fort sympathique.
A bientôt

:B1:

calyopée

posté le 2010-05-18 à 21:42:57

je viens juste préciser que je viens d'employer l'expression "remise en question" qui peut paraître impropre mais en ce qui me concerne, à froid, je le ressens comme ça quand même puisqu'il s'agit d'un sujet de réflexion perso qui me mène à penser que les personnes (en j'en connais) qui connaissent leur karma, gèrent mieux leurs souffrances et agissent spontanément, de façon totalement désintéressée, en s'impliquant pour eux et/ou autrui. Ils préparent leur vie future. En y réfléchissant donc, on comprend vite pourquoi certains s'investissent autant et aussi naturellement : bravo et merci à eux, pour eux et pour les autres.
J'aimerais arriver à ce degré de "purification de mes actes négatifs" ; méditer, réfléchir, lâcher prise du "moi-même"........
Pourtant je développe souvent des regrets ; je décide de ne plus recommencer et je demande aussi du soutien mais je suis sans doute encore trop préoccupée par tout ce qui tourne autour de moi ?

claude


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3 messages

posté le 2010-05-24 à 22:58:36

Voila donc un thème intéressant.
Beaucoup de personnes pensent qu'en méditant une heure par jour ou en s'inscrivant à un cours de yoga ou encore en lisant tel ou tel "bon livre" ils pourront se libérer de leurs problèmes. On s'aperçoit rapidement qu'après l'exercice, l'écoute ou la lecture on retombe vite dans ses propres travers c'est-à-dire que la critique, la colère, le sentiment d'injustice etc. reviennent à la surface à la vitesse V et l'on a le sentiment d'être comme avant. Alors à quoi servent la méditation, le yoga ? Dans ce cas, à rien, sinon à payer un professeur.
Si l'on a médité pendant vingt ans et que l'on est toujours aussi jaloux ou envieux....c'est le méditant qui doit se remettre en cause. tiens, la méditation n'est pas dans les programmes scolaires.
n'avons-nous pas été formatés pour être le premier de la classe ?
Puis dans le travail, comment sommes-nous ?
Nous avons huit consciences.
Cinq pour : 1)la faculté auditive,2) tactile, 3)gustative, 4)visuelle, 5)olfactive
puis vient le mental qui conceptualise et ça fait 6.
Ces consciences sont dites grossières.
La huitième est nommée base de tout et reçoit toutes les semences venant de toutes les autres, des actions passées, habitudes.
Pendant le sommeil ou en état comateux on ne meure pas donc il existe qq chose en lien avec le corps sinon notre corps deviendrait un cadavre.
entre la huitième et les autres vient un intermédiaire la fameuse Septième conscience baptisée quartier général de l'ignorance.
Elle interagit en fonction des actions passées, des peurs etc. et sert en qq sorte de filtre. Donc elle n'est jamais neutre.
Elle regarde si l'on veut, la huitième comme qq chose de stable vu (qu'elle intègre tout) et donc en fait le MOI, l'ego.
Donc la septième agit un peu en autofeedback et c'est pour cela que nos réactions alimentent des semences qui vont ré-alimenter le système.
Alors que faire ?
Voir un psychanalyste, je ne suis pas persuadé que ce soit une solution valable car la compréhension des strates de l'inconscient va modifier, perturber à nouveau l'ensemble de ces strates.
Peut-être essayer de voir et non pas comprendre avec l'intellect.
Et ça, c'est difficile parce que on ne l'a pas appris.
Cependant, voir ne serait-ce que dix secondes la pensée de l'instant
permettra de voir douze secondes le prochain coup etc.
Si l'on nous disait par exemple : c'est simple, vous allez faire attention à ce que vous faites, à vos pensées pendant toute la journée. Oh, fastoche hé !
On va tenir trente secondes !
Et l'on repartira comme dab à réagir !
-Mais non j'te dis tu ranges jamais le dossier où il faut ! Ha fait chier ! Pffff.
Et voila, cinq ans de méditation, ou cinq ans d'analyse.
L'attention aux pensées dans le sens où l'on voit si telle ou telle pensée peut nuire est un réel progrès.
S'abstenir de nuire à autrui est un vrai progrès.
en effet pourquoi nuire, quand on va partir on n'emmènera que sa conscience subtile, alors, pourquoi l'attachement aux objets, aux idées fixes, aux peurs ?
La croyance à l'existence d'un MOI, solide, indépendant, réel créé des problèmes sans fin.
Si le MOI existe comment est-il ? Bleu clair, Jaune pâle, carré, rond
dans le cerveau ou dans les pieds ?
On associe toujours le moi au cerveau (on entend souvent "c'est dans sa tête que ça se passe") parce que la prédominance est donnée au mental, sixième conscience (école, éducation, raisonnement).
Voir, voir, voir pour être l'acteur car réagir est qq chose de mécanique et signifie que nous sommes emportés donc si nous sommes emportés c'est que ce n'est plus nous qui agissons mais la réaction.
Bon, voila une esquisse de réponse sur une façon de voir les choses et j'essaierai la prochaine fois d'écrire qq chose sur les consciences.
Vraiment nous ne sommes que néant.
Aille, j'me suis cogné contre le coin de la table.
Donc je suis qq chose puisque , moi, j'ai mal ?
J'y comprends plus rien !
Qui pense ?
Qui est je ?

cloclo



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